Marais Breton Vendéen

Dans l’objectif du photographe Florian Péroud

De Challans à Noirmoutier-en-l’Île, en passant par Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Jean-de-Monts, La-Barre-de-Monts ou encore Bouin, offrez-vous une balade photographique privilégiée et singulière au cœur d’une nature préservée, variée et vivante. Partez à la découverte d’un territoire aux multiples facettes : le Marais Breton Vendéen dans les pages de Challans Mer et Marais Magazine n°7 !

Vue du ciel

Sallertaine retrouve son marais d’antan
On l’appelle le marais blanc. L’hiver, lorsque l’eau recouvre les pâturages, le marais breton se transforme alors en de multiples miroirs qui jouent avec le soleil. Pour rappeler qu’autrefois, Sallertaine était une île, entourée par la mer. Jadis, l’océan recouvrait le territoire, formant une baie maritime à marée haute et une grande vasière à marée basse. Les premiers aménagements datent de l’époque gallo-romaine avec la création de marais salants. Les bateaux arrivaient jusqu’à Pont-Habert, lieu-dit entre Challans et Sallertaine, pour charger les marchandises. Au Moyen Âge, les seigneurs alentour ont fait fructifier le commerce du sel, grâce aux digues et salines creusées sous la direction des moines bénédictins.

Au fil de l’eau

Avec près de 7 000 km de voies d’eau, la yole, le canoë, le paddle et le kayak restent les moyens privilégiés pour une immersion en pleine nature. Sous la brume de l’aube ou les couleurs chaudes d’un crépuscule, profitez d’un fabuleux voyage hors du temps à la découverte du Marais Breton Vendéen. Vous saisirez les nuances de ses paysages, de sa faune, de sa flore et de ses habitants.

A bon port

Quand on suit les grands étiers du Marais, on finit par arriver sur l’une des portes d’entrée sur l’océan Atlantique : les ports. À la fois traditionnels et authentiques, ces petits ports vivants et atypiques du Marais Breton Vendéen font partie du patrimoine rare et exceptionnel du territoire.

Joyaux du littoral vendéen, la Baie de Bourgneuf compte 7 ports au total : port du collet, port du bec, port de la Louippe, port du Pont Neuf, port du Pont Noir, port des Brochets et le port des Champs. Ils jalonnent 29 kilomètres de la façade atlantique et sont le point d’ancrage de plus de 200 ostréiculteurs.

La pêche au carrelet

Dans les ports, les pêcheries façonnent le paysage entre eau douce et eau salée. La pêche au carrelet s’y pratique et fait partie intégrante des traditions maraîchines et littorales. En hiver, on y pêche des poissons d’eau douce qui viennent de l’amont, comme la carpe, le gardon et la tanche. En été, on trouve dans les eaux salées sole, mulet et bar.

L’or blanc des marais

Les marais salants, façonnés par l’homme dès le VIIe siècle, témoignent de l’intense activité qui régnait il y a peu encore autour de la récolte de « l’or blanc ». À l’initiative de moines bénédictins, de premières salines seront construites à partir du XIe jusqu’au XIIIe siècle. L’activité salicole connaîtra une période glorieuse du XVe au XVIIIe siècle. À cette époque, le Marais Breton Vendéen est le plus grand fournisseur de sel en France (jusqu’à 30 000 tonnes de récolte par an).

La production de sel connaîtra un déclin dû à l’essor des salines industrielles de la Méditerranée et de l’Est de la France puis à l’envasement naturel et progressif des canaux. Si aujourd’hui le travail de la terre et l’élevage prédominent sur l’ensemble du Marais Breton Vendéen, depuis quelques années, des métiers traditionnels réapparaissent, à l’image des sauniers dans les marais salants de Bouin, Noirmoutier-en-l’Île ou encore Saint-Hilaire-de-Riez. 

Un habitat traditionnel typique

Le Marais Breton Vendéen possède également un habitat traditionnel typique : la bourrine. Il s’agit d’une maison basse avec un toit de chaume reconnaissable, souvent dressée sur un bas-côté de talus. Elle est ainsi moins vulnérable aux vents de mer.

Elle se compose de murs constitués d’un mélange de roseaux, de sable et de terre crue couverte d’un toit de roseaux. Les matériaux sont directement tirés du marais. C’est une demeure modeste qui compte une seule pièce, plus rarement deux, servant à la fois de cuisine, de salle à manger et de chambre. Certaines sont encore habitées tandis que d’autres peuvent se visiter, comme la Bourrine à Rosalie à Sallertaine ou bien la Bourrine du Bois Juquaud à Saint-Hilaire-de-Riez.

En bord de mer

Le long du littoral, profitez des paysages de la côte vendéenne pour une balade iodée, une baignade sur les grandes plages de sable fin, une escapade sur les rochers ou une sortie surf.

En forêt

La forêt du Pays-de-Monts, avec ses 2 300 ha de nature, s’étale sur 25 km du littoral de La Barre-de-Monts à Saint-Hilaire-de-Riez, offrant ainsi 72 km de sentiers piétonniers, 35 km de chemins équestres et 22 km de pistes cyclables. Un fabuleux terrain de jeu pour les sportifs.

Un incontournable : le Pey de la Blet

Le belvédère du Pey de la Blet, niché en forêt à La Barre-de-Monts, est un site incontournable au Pays de Saint-Jean-de-Monts. À la croisée de nombreux sentiers pédestres, pistes cyclables, parcours trail et marche nordique, il accueille chaque année des milliers de visiteurs qui viennent se délecter d’un panorama spectaculaire sur la forêt, l’océan et le marais. Il constitue également un véritable défi architectural avec son escalier monumental, de 184 marches et ses 37 mètres de haut, qui offre une vue à 360° à couper le souffle.

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